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MOUILLAGE

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Mouillage
Nous mouillons en fin d’après midi dans un endroit que nous connaissons bien et que nous affectionnons particulièrement. Il est très bien abrité de l’ouest mais pas du tout de l’est, la météo ne prévoit rien de particulier.
En fin de soirée le ciel se couvre et le vent -faible- tourne progressivement à l’est. Le bateau est rangé, comme toujours lorsqu’on est au mouillage. Le ciel qui se couvre de plus en plus ne me dit rien, aussi je prépare le mouillage de façon à ce qu’il soit largable facilement et récupérable (bouée en bout de ligne textile). En effet nous n’avons pas de guindeau, nous sommes prés de la côte vers laquelle le vent nous pousse, et s’il forcit je ne suis pas sûr de pouvoir remonter l’ancre suffisamment rapidement.
Tout est en ordre et nous allons dormir. D’une oreille en ce qui me concerne, vers 2H du matin le bateau bouge beaucoup, le vent est orienté plein est. Le  ciel est de plus en plus chargé je décide de partir. Le temps de s’habiller le vent est devenu fort, vais-je pouvoir relever l’ancre ? J’y arrive et nous quittons notre abri (qui n’en est plus un) sans encombre.
Une fois dégagé de terre nous envoyons le solent seul et nous errons en mer sans savoir vraiment où aller. Finalement un gros orage éclate et nous décidons de rentrer, sous une pluie battante, dans le premier port venu où nous prenons un poste libre sans rien demander (de toute façon il est 5H du matin et il n’y a personne). Nous y finirons notre nuit tranquillement, croissants au petit déjeuner, tout va bien.
Morale de l’histoire : L’orage finira par partir vers le large nous épargnant du plus gros. Mais deux ans auparavant, dans ce secteur, plusieurs bateaux se sont retrouvés à la côte dans les mêmes conditions…
Alors appliquons la Règle N°1 : ANTICIPER et la N°2 : Anticiper….

TIMINDIA EXPRESS

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Cavalaire, le mistral souffle depuis cinq jours, nous sommes en stand-by pour aller en Corse. Le vent à l’air de se calmer un peu, je prends la météo effectivement le mistral doit tomber, mais qu’en est-il au large ?

Bon nous décidons de partir, il est 17 H le bateau est rangé chaque équipier à son matériel de sécurité prêt à portée de main. Nous partons sous GV haute et solent malgré une petite brise de 10 nds, mais nous attendons d’être plus au large pour réellement savoir comment sera le vent.
Vers 19 H nous croisons une baleine, elle plonge et de sa nageoire caudale elle nous fait signe d’y aller, la route est libre… C’est parti !!!
Nous sommes au près bon plein tribord amure, le vent monte comme je m’y attendais (c’est toujours bien d’anticiper, cela évite un changement de foc à la nuit –rappel : nous n’avons pas d’enrouleur cf billet précédent-), nous prendrons un ris un peu plus tard et nous naviguerons jusqu’au matin dans cette configuration avec 20-25 Nds de vent. La mer résiduelle du mistral est sur notre hanche tribord, ce qui nous permet de naviguer à 7 Nds régulièrement et parfois un peu plus…
Au matin le vent calera pendant deux heures environ, puis rentrera  NE, nous atteignons Calvi après 16H30 de navigation, soit à une vitesse moyenne de 6,5 Nds environ.
Belle traversée. Pour l’occasion nous avons rebaptisé notre bateau « Timindia Express », clin d’œil aux navires de la compagnie Corsica Ferry.

Bateau à prix cassé

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HANSE lance des bateaux à prix imbatables : la gamme Varianta.

Super !!!

Un bateau sans superflu et le prix qui va avec…

Pour aller jusqu’au bout de l’idée il faut que Hanse sorte un 31 pieds. Cette taille de bateau (autour de 9,50 m), me semble parfaitement convenir au concept. Le rapport habitabilité-prix-utilisation sera alors complètement optimisé.

Mais je pense que ce 31 pieds devra être, proportionnellement, plus léger et un peut plus toilé que le Varianta 44.Quelque chose comme : longueur 9,50 m, déplacement 3000 kg, lest 1050 kg, surface de voile au près 55 m².

Et une baille à mouillage !!!

Timindia Sprint 95

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Timindia Sprint 95 de 1994.
Nous utilisons notre Sprint 95 essentiellement en croisière en Méditerranée (Marseille – Corse – Baléares) environ 6 semaines par an et une semaine en régate (Quadrasolo).
Architectes : Joubert-Nivelt ; chantier : Archambault.
Longueur de coque : 9,48 m, à la flottaison : 8,40 m. Tirant d’eau : 1,80 m.
Bau maxi : 2,90 m, à la flottaison : 2,18 m. Hauteur sous barrot : 1,58 m (c’est bas…)
Déplacement lège (avec moteur) : 2.450 kg, dont lest : 720 kg.
Surfaces voiles : GV : 27 m² ; Génois : 25m ² ; Spi : 57 m².
Motorisation : Yanmar 1GM (9 CV).
Electronique : une centrale NKE, un GPS fixe avec cartographie et un portable, une VHF, un « Mer Veille » pour nos traversées (ça ne consomme rien, ça n’empêche pas une bonne veille, comme sur tout voilier qui se respecte, mais est d’une aide précieuse surtout pas mauvaise visibilité), c’est tout. Ajoutons à cela un pilote sur barre franche.
Confort : pas de frigo, pas d’eau sous pression : on fait avec…(ou sans comme vous voulez).
Donc un bilan électrique excellent, pas de soucis de pannes et une autonomie importante (en croisière le moteur ne tourne pas plus d’une heure par 48H pour produire ce dont nous avons besoin).
Notre Sprint 95 n’a pas d’enrouleur mais est équipé d’un étai creux et de quatre voiles d’avant : génois mylar, solent mylar, solent dacron (plus petit que le solent mylar c’est  la voile à tout faire que l’on garde même dans le vent très fort) et tourmentin (orange s’il vous plait !), spi. La GV est à deux bandes de ris et en dacron.
Un bateau très marin, simple et d’une très grande efficacité dans toutes les conditions,  qui permet de mettre en avant le sens marin avant tout :
-          Peut d’électronique : on a beaucoup le nez dehors et les cartes papiers sont souvent dans le cokpit, en tout cas toujours sorties sur la table à carte.
-          Pas d’enrouleur : on est obligé de beaucoup plus anticiper, surtout lorsque nous sommes que deux.
-          De même la faible puissance du moteur nous oblige à beaucoup plus d’attention (on ne peut pas aller contre le vent à partir de 25 nds) aussi bien en approche des côtes qu’au mouillage.
La contrepartie de ce que certain pourrait qualifier « d’inconfort », est un plaisir de faire du bateau « bien » en osmose avec le milieu et à la recherche de l’équilibre avec la mer ; le déplacement léger nous permet de naviguer à 90 % du temps à la voile (il est vrai que nous acceptons de naviguer à 2-3 nds même en traversée). Mais également de superbes sensations aussi bien à la barre (stick, barre d’écoute et réglage fin de GV en permanence à la main, réglage du hale-bas au centimètre) que dans la marche du bateau (vitesse, passage à la mer). En un mot : que du bonheur.

Cumulus aspirateur

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Août 2010 Hyères
Le Mistral souffle fort, mais nous sommes au mouillage à l’abri de terre. Depuis deux jours nous sommes en stand by pour la Corse, notre fils nous rejoint avec l’envie de faire du bateau. On décide donc d’aller mouiller au cap Lardier (22 milles environ).
Nous partons sous solent seul et  très vite, le vent monte au fur et à mesure que nous quittons  l’abri de la côte, nous sommes au grand largue le bateau va vite, même avec si peut de toile : 9-10 nds « établis»….  
Un gros cumulus se forme en terre devant nous se déplaçant vers le large et le vent monte comme « aspiré » par ce monstrueux nuage pour finir par souffler très fort, jusqu’à force 8. Sous solent seul nous ferrons une pointe à plus de 15 nds, avant de mouiller sans encombre à Lardier.
Ce qu’il faut retenir de cette belle journée de navigation dans des conditions musclées :
-          C’est une excellente occasion de connaître son bateau et de prendre confiance en ses qualités marines (pour cela notre Sprint 95 se révèle être un super bateau vraiment très marin et sain).
 
-          Pour l’équipage c’est l’occasion d’engranger de l’expérience et de la confiance en soi, ce qui sera d’une grande utilité lorsque l’on sera surpris par de telles conditions.
-      La navigation au portant avec uniquement la voile d’avant est certainement la meilleure solution quand le vent est fort : pas de départ au lof, pas de risque d’empannage. Et la vitesse ne s’en ressent pas.
N.B : nous n’avons toujours pas de bimini… et c’est très bien comme ça…. (voir précédent billet).

Sensations sous spi

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Marseille, vieux port 20H.
Fin d’une semaine de régate en double (retour anticipé pour cause familiale), mon frère et moi devons rentrer à Fos, 22 milles à parcourir nous pensons arriver  vers  1heure du matin.
Vent de SE, le même que nous avons eu depuis le matin au départ de Sanary et qui nous a valu une journée de régate sous spi, durant laquelle nous avons pu tirer le meilleur de notre Sprint 95 en claquant une place de 4 (en temps compensé HN) devant des A35, First 31.7 -au rating outrageusement avantageux alors que le notre est une véritable punition- et autres voiliers plus récents et plus grands…
Nous sommes en short,  tee-shirt, pieds nus, on est certain que ça va caler et que nous allons finir au moteur. On envoie le spi, on fait des sandwichs en attendant que le vent tombe, tout ce qui est pris à faire de la voile est bon pour nous (ça doit être notre côté écolo…).
La nuit tombe, mais pas le vent qui, lui, monte. La nuit est noire à cause des nuages de plus en plus gros, la mer grossit. Le bateau accélère 8 nds moyen, ce bateau sous spi avec du vent c’est un véritable bonheur.
Et puis ça monte encore, la vitesse max passe à plus de 12 nds, on a le sentiment que le bateau veut encore accélérer, d’ailleurs par moment on tient 10-11 nds pendant plusieurs minutes : sensation géniale.
Je barre tout au feeling, en ne regardant  que les vagues que je devine dans le noir et en cherchant la vitesse max. Le spi ne bronche pas, le bateau est d’une stabilité de route impressionnante, il n’y plus qu’à le placer pour toujours accélérer…
Enfin le Cap Couronne est sur notre travers, il faut empanner pour  rentrer dans le golf de Fos. Nous sommes toujours en short-Tee-shirt-pieds nus, le vent monte encore, nous nous regardons : « bon on est en convoyage, nuit noir, « à poil », allez ! on rentre le spi ». Eh ! Oui ! Il faut parfois se résigner à revenir sur terre et à se trainer sous GV-Solent.
Finalement nous empannons et puisque la magie est finie on ne prend même pas la peine d’envoyer le Solent. Malgré ça nous zigzaguons à 10-11 nds sous GV seule, entre les cargos au mouillage et ceux qui font route. Le vent doit être fort…
Nous arrivons à Fos à 23H, nous avons mis 3H pour parcourir 22 milles… Il y a des petits bonheurs dans la vie….
Je ne vous ai pas parlé de la vitesse du vent parce que notre centrale ne fonctionne plus, la vitesse est celle donnée par un GPS portable et nous n’avons pas non plus d’indication d’angle « bateau-vent ». Mais peut importe car, finalement, naviguer dans ces conditions tout au « feeling » et sensation ressenties (assiette-vitesse) ajoute du plaisir et on a le sentiment de faire corps avec le bateau et les éléments (un peut pompeux ça. Non ?).
Dernière précision, nous n’avons ni bimini ni capote bien-sûr, car pour naviguer « à la sensation » il vaut mieux être dehors (voir mon précédent billet).

Fardage

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Fardage.

Bimini, capote de descente, éolienne, annexe… On se dit qu’il vaut mieux qu’il n’y ait pas un coup de vent violent, ou alors qu’il y ait beaucoup d’eau à courrir ou un moteur trés puissant et fiable lorsque l’on doit quitter un mouillage en catastrophe ou s’éloigner d’une côte…

Tiens j’ai un ami qui s’est fait prendre dans un vent d’orage aussi brutal que soudain (plus de 60 nds) prés de la côte, la petite histoire ne nous dit pas si son bimini, sa capote et son annexe ont survécu, mais son éolienne a arraché son pied et son moteur n’a pas calé…

Ah ! oui une petite question : comment font les gens pour y voir entre la capote et le bimini ? Même en plein jour et sans vent.

Pourquoi les bateaux à voiles vont-ils au moteur ?

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Pourquoi les bateaux à voiles vont-ils au moteur ?

Revenant d’une ballade entre Marseille, la Corse, la Côte d’Azur, nous avons souvent croisé de magnifiques voiliers, 20 m et plus, quatre voir cinq étages de barres de flèche, on, se dit : "qu’est-ce que ça doit être beau sous voile ".

Hé bien ces voiliers sont toujours au moteur. Même quand on les croise au large et qu’il y a du vent.

Il y a certainement une bonne raison à cela, mais sincèrement je ne l’ai pas trouvée. Alors si quelqu’un a une explication, je suis preneur !!!