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Monthly Archives: octobre 2010

Timindia Sprint 95

Par

 

Timindia Sprint 95 de 1994.
Nous utilisons notre Sprint 95 essentiellement en croisière en Méditerranée (Marseille – Corse – Baléares) environ 6 semaines par an et une semaine en régate (Quadrasolo).
Architectes : Joubert-Nivelt ; chantier : Archambault.
Longueur de coque : 9,48 m, à la flottaison : 8,40 m. Tirant d’eau : 1,80 m.
Bau maxi : 2,90 m, à la flottaison : 2,18 m. Hauteur sous barrot : 1,58 m (c’est bas…)
Déplacement lège (avec moteur) : 2.450 kg, dont lest : 720 kg.
Surfaces voiles : GV : 27 m² ; Génois : 25m ² ; Spi : 57 m².
Motorisation : Yanmar 1GM (9 CV).
Electronique : une centrale NKE, un GPS fixe avec cartographie et un portable, une VHF, un « Mer Veille » pour nos traversées (ça ne consomme rien, ça n’empêche pas une bonne veille, comme sur tout voilier qui se respecte, mais est d’une aide précieuse surtout pas mauvaise visibilité), c’est tout. Ajoutons à cela un pilote sur barre franche.
Confort : pas de frigo, pas d’eau sous pression : on fait avec…(ou sans comme vous voulez).
Donc un bilan électrique excellent, pas de soucis de pannes et une autonomie importante (en croisière le moteur ne tourne pas plus d’une heure par 48H pour produire ce dont nous avons besoin).
Notre Sprint 95 n’a pas d’enrouleur mais est équipé d’un étai creux et de quatre voiles d’avant : génois mylar, solent mylar, solent dacron (plus petit que le solent mylar c’est  la voile à tout faire que l’on garde même dans le vent très fort) et tourmentin (orange s’il vous plait !), spi. La GV est à deux bandes de ris et en dacron.
Un bateau très marin, simple et d’une très grande efficacité dans toutes les conditions,  qui permet de mettre en avant le sens marin avant tout :
-          Peut d’électronique : on a beaucoup le nez dehors et les cartes papiers sont souvent dans le cokpit, en tout cas toujours sorties sur la table à carte.
-          Pas d’enrouleur : on est obligé de beaucoup plus anticiper, surtout lorsque nous sommes que deux.
-          De même la faible puissance du moteur nous oblige à beaucoup plus d’attention (on ne peut pas aller contre le vent à partir de 25 nds) aussi bien en approche des côtes qu’au mouillage.
La contrepartie de ce que certain pourrait qualifier « d’inconfort », est un plaisir de faire du bateau « bien » en osmose avec le milieu et à la recherche de l’équilibre avec la mer ; le déplacement léger nous permet de naviguer à 90 % du temps à la voile (il est vrai que nous acceptons de naviguer à 2-3 nds même en traversée). Mais également de superbes sensations aussi bien à la barre (stick, barre d’écoute et réglage fin de GV en permanence à la main, réglage du hale-bas au centimètre) que dans la marche du bateau (vitesse, passage à la mer). En un mot : que du bonheur.

Cumulus aspirateur

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Août 2010 Hyères
Le Mistral souffle fort, mais nous sommes au mouillage à l’abri de terre. Depuis deux jours nous sommes en stand by pour la Corse, notre fils nous rejoint avec l’envie de faire du bateau. On décide donc d’aller mouiller au cap Lardier (22 milles environ).
Nous partons sous solent seul et  très vite, le vent monte au fur et à mesure que nous quittons  l’abri de la côte, nous sommes au grand largue le bateau va vite, même avec si peut de toile : 9-10 nds « établis»….  
Un gros cumulus se forme en terre devant nous se déplaçant vers le large et le vent monte comme « aspiré » par ce monstrueux nuage pour finir par souffler très fort, jusqu’à force 8. Sous solent seul nous ferrons une pointe à plus de 15 nds, avant de mouiller sans encombre à Lardier.
Ce qu’il faut retenir de cette belle journée de navigation dans des conditions musclées :
-          C’est une excellente occasion de connaître son bateau et de prendre confiance en ses qualités marines (pour cela notre Sprint 95 se révèle être un super bateau vraiment très marin et sain).
 
-          Pour l’équipage c’est l’occasion d’engranger de l’expérience et de la confiance en soi, ce qui sera d’une grande utilité lorsque l’on sera surpris par de telles conditions.
-      La navigation au portant avec uniquement la voile d’avant est certainement la meilleure solution quand le vent est fort : pas de départ au lof, pas de risque d’empannage. Et la vitesse ne s’en ressent pas.
N.B : nous n’avons toujours pas de bimini… et c’est très bien comme ça…. (voir précédent billet).