Août 2010 Hyères
Le Mistral souffle fort, mais nous sommes au mouillage à l’abri de terre. Depuis deux jours nous sommes en stand by pour la Corse, notre fils nous rejoint avec l’envie de faire du bateau. On décide donc d’aller mouiller au cap Lardier (22 milles environ).
Nous partons sous solent seul et  très vite, le vent monte au fur et à mesure que nous quittons  l’abri de la côte, nous sommes au grand largue le bateau va vite, même avec si peut de toile : 9-10 nds « établis»….  
Un gros cumulus se forme en terre devant nous se déplaçant vers le large et le vent monte comme « aspiré » par ce monstrueux nuage pour finir par souffler très fort, jusqu’à force 8. Sous solent seul nous ferrons une pointe à plus de 15 nds, avant de mouiller sans encombre à Lardier.
Ce qu’il faut retenir de cette belle journée de navigation dans des conditions musclées :
-          C’est une excellente occasion de connaître son bateau et de prendre confiance en ses qualités marines (pour cela notre Sprint 95 se révèle être un super bateau vraiment très marin et sain).
 
-          Pour l’équipage c’est l’occasion d’engranger de l’expérience et de la confiance en soi, ce qui sera d’une grande utilité lorsque l’on sera surpris par de telles conditions.
-      La navigation au portant avec uniquement la voile d’avant est certainement la meilleure solution quand le vent est fort : pas de départ au lof, pas de risque d’empannage. Et la vitesse ne s’en ressent pas.
N.B : nous n’avons toujours pas de bimini… et c’est très bien comme ça…. (voir précédent billet).