Mouillage
Nous mouillons en fin d’après midi dans un endroit que nous connaissons bien et que nous affectionnons particulièrement. Il est très bien abrité de l’ouest mais pas du tout de l’est, la météo ne prévoit rien de particulier.
En fin de soirée le ciel se couvre et le vent -faible- tourne progressivement à l’est. Le bateau est rangé, comme toujours lorsqu’on est au mouillage. Le ciel qui se couvre de plus en plus ne me dit rien, aussi je prépare le mouillage de façon à ce qu’il soit largable facilement et récupérable (bouée en bout de ligne textile). En effet nous n’avons pas de guindeau, nous sommes prés de la côte vers laquelle le vent nous pousse, et s’il forcit je ne suis pas sûr de pouvoir remonter l’ancre suffisamment rapidement.
Tout est en ordre et nous allons dormir. D’une oreille en ce qui me concerne, vers 2H du matin le bateau bouge beaucoup, le vent est orienté plein est. Le  ciel est de plus en plus chargé je décide de partir. Le temps de s’habiller le vent est devenu fort, vais-je pouvoir relever l’ancre ? J’y arrive et nous quittons notre abri (qui n’en est plus un) sans encombre.
Une fois dégagé de terre nous envoyons le solent seul et nous errons en mer sans savoir vraiment où aller. Finalement un gros orage éclate et nous décidons de rentrer, sous une pluie battante, dans le premier port venu où nous prenons un poste libre sans rien demander (de toute façon il est 5H du matin et il n’y a personne). Nous y finirons notre nuit tranquillement, croissants au petit déjeuner, tout va bien.
Morale de l’histoire : L’orage finira par partir vers le large nous épargnant du plus gros. Mais deux ans auparavant, dans ce secteur, plusieurs bateaux se sont retrouvés à la côte dans les mêmes conditions…
Alors appliquons la Règle N°1 : ANTICIPER et la N°2 : Anticiper….